Dakar 

Un projet imaginé et produit par BNP Paribas

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Des ateliers pour stimuler la créativité des jeunes

Des ateliers pour stimuler la créativité des jeunes

"J’ai eu à voir des choses que je ne connaissais pas du tout. C’est vraiment extraordinaire. J’ai fabriqué un porte clés avec des capsules, c’est géniale", dit cette adolescente, des étoiles dans les yeux.

Avec son école, elle est venue visiter l’exposition Wave qui a installé ses quartiers au musée Théodore Monod depuis le 7 Novembre dernier. Plusieurs ateliers sont ouverts au public. Enfants comme adultes peuvent y participer. L’étonnement est toujours au rendez-vous.

Au rez-de-chaussée, on retrouve les bricoleurs de Tékki art qui travaillent avec Kër Thiossane. Leur passe temps favori, récupérer des canettes, bouchons et autres dans les ordures et en faire des objets décoratifs, utilitaires, jouets… Et ça, les enfants apprécient. Ils ont l’occasion de mettre à rude épreuve leur créativité. Avec l’enthousiasme propre à leur âge, ils créent des gadgets qu’ils ont hâte d’offrir à leurs parents. Et pour ça, ils n’hésitent pas à bloquer les bus qui les convoient parce qu’ils n’ont pas encore fini, au grand bonheur des initiateurs. Les collaborateurs de la BICIS, filiale de BNP Paribas se réjouissent du succès de l’exposition Wave, quand l’ingéniosité collective change le monde. Des ministres, directeurs généraux, élèves et étudiants, entrepreneurs sociaux étaient toujours au rendez-vous. En fin de soirée, il arrivait parfois que plus de 500 visites soient comptabilisées.

Ces ateliers suscitent des vocations chez les plus jeunes qui découvrent avec un grand plaisir comment avec des matériels de récupération on peut fabriquer des objets mais aussi créer ce qui peut être utile à toute une communauté, et changer du jour au lendemain leur façon de vivre.  

Au premier étage, là où se trouvent les plus de vingt projets exposés, il y a aussi un Fablab, un laboratoire de fabrication numérique. Des machines à commande numérique sont sur place. On remarque une imprimante 3D qui travaille seulement sur le plastique. Elle est branchée sur un ordinateur où on peut faire un dessin. Dessin qui est convertie en langage machine, le G-Code. Des fraiseuses numériques sont aussi sur place. Elles permettent de découper et de graver sur le bois. Jeunes et moins jeunes, suivent avec attention les explications des moniteurs et s’adonnent avec plaisir à la création de petits gadgets et objets utilitaires. Pour la plupart, ils espèrent qu’ils vont pouvoir poursuivre leurs expériences chez eux ou rejoindre les Fablabs de Kërr Thiossane. 

Kër Thiossane qui donne l’air d’être une vraie caverne d’Ali Baba. Une partie est réservée au recyclage et un peu à la démystification de l’ordinateur. Des bidons sont transformés en ordinateur, c’est cet atelier qui est appelé atelier Jerry. On apprend aux profanes à fabriquer un ordinateur. Dans les fablabs, toutes les couches sociales peuvent se retrouver.

Une des attractions remarquables lors de cette exposition wave, c’est le tapis interactif 1.0 qui permet de faire un voyage virtuel au Jardin du jet d’eau. Tiziani Manfredi, Edgard Afoutou et Lamine Dieme, porteurs de ce projet, auraient voulu un espace plus grand pour permettre que l’expérience de la promenade au Jet d’eau soit vécu en trois dimensions. Ils ont dû se contenter d’un petit espace où le tapis en a enchanté plus d’un. Natacha Poupon, une des visiteuses s’est demandé à quel type d’usage pourrait servir ce tapis ou les capteurs qui sont placés dessus. Selon les explications de Lamine Dieme, ces capteurs hypers sensibles pourraient servir dans une maison pour allumer les lumières, ouvrir les portes entre autres…

Oumy Regina Sambou
 
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