Dakar 

Un projet imaginé et produit par BNP Paribas

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Un journalisme de solutions, vecteur de progrès

Un journalisme de solutions, vecteur de progrès

 

L’avant dernier jour de l’exposition Wave, quand l’ingéniosité collective change le monde à Dakar, a été l’occasion d’une rencontre entre le COJES (Collectif des Journalistes Economiques du Sénégal) et l’APCS (Association de la Presse Culturelle du Sénégal). Occasion saisie par Agnès Zévaco, responsable du projet WAVE, pour plaider pour une presse de solution. Elle a assuré de la détermination du projet Wave à mettre en place un canal où de belles histoires pourraient êtres racontées. Belles histoires qui pourraient en inspirer d’autres.

Absente de Dakar le jour de la rencontre, la porteuse de projet a, à travers une vidéoconférence, plaidé pour ce qui lui tient à cœur : faire en sorte qu’un journalisme positif, un journalisme de solutions soit mis en avant.  De son point de vue, la presse de façon générale a tendance à véhiculer des images négatives. Alors qu’il y a tellement d’initiatives à magnifier. Des initiatives qui pourraient être inspirantes pour les jeunes africains et ainsi être vecteur de développement.  Agnés Zevaco estime qu’un Médium Wave peut être mis en place. Pour étoffer son argumentaire, les organisateurs de la rencontre à savoir la Bicis ont invité des makers à prendre part à la rencontre. C’est ainsi que Thiamass, Mégué Thiam à l’état civil a présenté ses machines et parlé de lui comme ingénieur autodidacte. Il a fabriqué plus de trente machines en fonction des besoins de ceux qui lui ont passé commande. Des gens auxquels, ils délivrent des conseils qui leur permettent de mieux présenter leurs projets. Tout ça, fait à titre gracieux. Il a invité la presse à s’intéresser à ce genre d’initiatives. Pour Thiamass, les inventeurs ont besoin des 4 P :

  • Produits : ils doivent absolument produire
  • Place : des produits qui ont besoin de place pour être vus ou exposés
  • Prix : ils doivent être à des prix accessibles
  • Promotion : ils ont besoin de publicité ou tout simplement qu’on parle d’eux et c’est là qu’intervient la presse

Thiamass et Marion Sall de Kër Thiossane

 

Une approche à laquelle la presse sénégalaise qui a prit part à la rencontre à tout de suite adhéré.  C’est à sa suite que Marion Sall de Kër Thiossane a pris la parole. Elle a brièvement évoqué Kër Thiossane, les Fablabs Defko Ak Gneup et les initiatives prises en vue d’améliorer le cadre de vie dans le quartier Liberté 2…. Coumba Touré de Ashoka est revenue sur le travail fait par sa structure pour accompagner les entrepreneurs. Elle a incité au travail collaboratif pour arriver à plus de résultats.

Présidente APCS et Coumba Touré d'Ashoka

 

Les initiatives présentées ont étonné et ravi les journalistes présents qui dans une ambiance bon enfant ont salué l’exposition Wave qui sort des sentiers battus et propose aux visiteurs des projets qui peuvent effectivement changer le monde. Pour un journaliste du Cojes, la presse sénégalaise a toujours su faire preuve d’ingéniosité collective. C’est ainsi que vers la fin des années 90 est né le premier quotidien à 100f. Le doyen Mansour Sow, journaliste à la retraite a donné en exemple l’entente des quotidiens pour avoir du papier à un moment où le produit coutait très cher.

Tous ce sont accordés sur le fait qu’un journalisme positif, de solutions est possible. La presse sénégalaise le fait souvent. Ce qui pêche, c’est que c’est noyé dans un océan d’informations politiques, des faits divers, entre autres…

 

Oumy Regina Sambou
 
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