Wave dans le monde 

Un projet imaginé et produit par BNP Paribas

l'économie du partage

L'économie du partage vue par les étudiants des Gobelins, l’École de l’Image.

L’économie du partage consiste à privilégier l’accès aux biens et services plutôt que leur propriété. Bien souvent, des ressources telles que voitures, maisons de vacances ou équipements sportifs restent inutilisées une bonne partie du temps. Si on les partage, elles profitent à bien plus d’utilisateurs. De même, de nombreuses personnes disposent de compétences ou de connaissances particulières dont les autres peuvent bénéficier – si ceux qui en ont besoin savent où les trouver.

L’économie du partage repose sur la mobilisation de ces capacités inutilisées. Dans un passé proche, il était difficile de mettre en contact les personnes intéressées par le partage. Aujourd’hui, les médias sociaux facilitent les choses. Une famille française peut rapidement trouver une famille canadienne désireuse d’échanger sa maison pour les vacances. Des patients atteints de maladies rares peuvent en repérer d’autres qui souffrent des mêmes problèmes et qui souhaitent partager leur expérience, où qu’ils soient sur la planète.

L’économie du partage s’est développée très rapidement ces dernières années. Quelques start-up ont évolué en groupes mondiaux pesant plusieurs milliards de dollars et des milliers de nouveaux sites web et de nouveaux services permettent de tout partager, depuis les robes haute couture jusqu’aux jouets pour enfants en passant par les espaces de bureaux ou les leçons de piano.

Les entreprises de l’économie du partage gagnent de l’argent en créant des plateformes qui font correspondre exactement les besoins et les ressources. Elles créent des cadres sûrs et transparents qui permettent aux utilisateurs de se sentir suffisamment en confiance pour rencontrer des inconnus et partager leurs ressources avec eux. Et elles perçoivent des frais minimes pour chaque transaction. 

D’une certaine manière, le terme « partage » est trompeur. La plupart des échanges ne sont pas gratuits. Il s’agit plutôt d’un commerce où des gens ordinaires (ou des entreprises) se louent ou se vendent mutuellement des objets ou des services.

La dimension sociale fait partie intégrante de la transaction

Le partage diffère de l’économie conventionnelle, car il réduit la consommation et permet de satisfaire des besoins avec moins d’argent. Il attire les nombreux consommateurs qui ne souhaitent pas posséder plus. La richesse, dans l’économie du partage, tient dans l’accès à une multitude d’opportunités.

Le partage est une manière d’utiliser plus efficacement les ressources, et il ne fait aucun doute que ceux qui partagent font preuve de bon sens économique. Mais ils sont aussi motivés par l’aspect social de l’expérience : rencontrer d’autres personnes, créer quelque chose ensemble et se sentir mutuellement utiles.

Faire du covoiturage ou louer son bateau pour le week-end amène à faire des rencontres dans un contexte très différent de la transaction commerciale impersonnelle qui s’opère d’ordinaire entre acheteurs et vendeurs.

C’est  une différence capitale entre l’économie du partage et l’économie conventionnelle : l’aspect social est indissociable de la notion de partage.

Dans l’économie conventionnelle, les contacts personnels sont le plus souvent délibérément réduits à leur plus simple expression afin de normaliser le service et de garantir une  qualité et des conditions toujours identiques.

Dans l’économie du partage, le contact personnel, particulier, pèse lourd dans l’équation. En fait, sans le vécu lié à la rencontre avec la personne avec laquelle on partage quelque chose, nombre de ces services ne fonctionneraient probablement pas, car le partage repose sur la confiance.

La réputation, une nouvelle monnaie

La confiance est l’ingrédient indispensable au fonctionnement de l’économie du partage. C’est pourquoi les plateformes en ligne insistent tant sur l’importance de la transparence entre utilisateurs, qui se traduit par des profils personnels visibles, des recommandations et des évaluations par les utilisateurs précédents. Le partage via internet n’est pas comparable avec le fait de prêter du sucre à son voisin, ou de lui emprunter sa perceuse électrique. Celui qui loue sa maison doit savoir s’il peut faire confiance à la personne à laquelle il la loue – et à l’inverse, avant de monter dans le véhicule d’un covoitureur, le passager veut savoir si d’autres utilisateurs, avant lui, ont recommandé ce conducteur. 

Notre réputation en ligne va devenir extrêmement importante, car elle déterminera le degré de confiance que les autres auront en nous. Une bonne réputation fait office de monnaie, et vous donne accès à beaucoup plus d’opportunités de partage. Et les bonnes réputations se construisent sur le bien que l’on procure à autrui.

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