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Les startups, règles du jeu

Les startups, règles du jeu

Belle affluence tout au long de la matinée sous le chapiteau de la Wave. Les scolaires sont venus en force découvrir et se familiariser aux courants et vertus de l’ingéniosité collective, présentés dans l’exposition jusqu’au 10 octobre. Ainsi des BTS en 2ème année du lycée Jean Moulin d’Albertville ou des élèves du lycée des métiers Iser-Bordier, établissement grenoblois qui avait délégué deux classes (dont les BTS management).

 

Gamers et étudiants, ce jeudi matin...

 

Dès 9 heures du matin, les étudiants gamers de Grenoble école management ont également pris possession de la Wave pour une Nanorider. Un jeu de réflexion mis au point par l’école : autour de la table, 3 à 6 joueurs, pour une partie programmée pour 3 heures ; sur la table, des jetons, des cartes, du café et des bonbons (pour tenir le coup et donner le meilleur de soi), des cartons et des stylos, ainsi qu’un livret de règles. Sans oublier le brief, présentant la mission à mener à bien ainsi que les critères d’évaluation.

Quatre tables, autant d’équipes, de missions et de domaines à explorer et investir : les technologies des capteurs d'humidité ici, celle des micro écrans juste à côté, des lipidots (des gouttelettes d’huile mises au point par le Leti, laboratoire grenoblois du CEA, pour diagnostiquer et soigner le cancer de la prostate) ou des capteurs multigaz.

 

La feuille de route, comme si vous y étiez !

 

Olivier Arsene encadre les joueurs. A ses yeux, « la stratégie globale a autant d’impact que l’innovation elle-même dans une startup ».

Chef de projet community management et innovation à GEM, lui-même à la tête d’une startup, Olivier nous explique l’intérêt de ce type de mise en scène :

 

 

Les propositions fusent avant d’être passées au crible par les partenaires, dans chaque équipe. On parle produits, phasage, rentabilité et, bien sûr, marchés. Ici, un participant propose « une forme de vêtement intelligent, au cas où une personne âgée tombe ».  « Ça enverrait un message », complète-t-il, pour convaincre ses partenaires. Un autre a écrit « couches pour bébés » sur le petit carton posé devant lui.

« Là, ça veut dire qu'on est sur le même marché », relève un autre participant à la table d’à côté. « Vous pouvez proposer un même produit, pour différents marchés », précise en écho un encadrant, très attentif aux échanges.

 

« Est-ce que, stratégiquement parlant, il y a un intérêt réel à s'adresser à deux ou trois marchés en même temps ?, interroge pour sa part Olivier Arsene. Est-ce qu'il ne vaut pas mieux partir sur une technologie simple, parce que, à un moment, il faut «  bouffer », non ? Attention, il faut une cohérence globale. Il faut que ce soit réa-lis-te ! »

 

 

« Il faut qu'on s’oriente sur la miniaturisation », professe un joueur à la table des lipidots.

« On fait d'abord les capteurs physiologiques, ça fera tout de suite des rentrées, ensuite on fait de la fusion de données. On les récupère et on les vend », propose un autre, très sûr de sa stratégie.

 

 

Le mot de la fin à Fanny Rabouille : responsable du mastère Big Data (analyse, management et valorisation responsable) à Grenoble école management, elle livre les détails et objectifs du jour.

 

 

Olivier Jourdan Roulot
 
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