Milan 

Un projet imaginé et produit par BNP Paribas

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PRÊTS À CHANGER D’IDÉE

PRÊTS À CHANGER D’IDÉE

Quand nous avons défini le calendrier de Wave Milan, nous espérions réunir autour d’une table les piliers les plus dynamiques du système productif et collaboratif milanais. Les dix premiers jours du projet ont confirmé cette attente et produit une multitude de stimuli d’une profondeur et d’une diversité telles qu’ils nous ont demandé un effort considérable de réélaboration.

Nous tentons aujourd’hui d’établir une liste des choses les plus intéressantes que nous avons partagées, sans avoir la prétention d’être exhaustifs mais avec la promesse de les utiliser, dans le futur, comme les points de départ d’une réflexion empirique sur les cinq courants. 

ADOPTER LA PENSÉE SYSTÉMIQUE
L’économie circulaire est la clé de la durabilité. Cette approche produit en effet un avantage environnemental, social et économique. Rien de nouveau : les sites de production proto-industriels connaissaient bien l’économie circulaire et l’appliquaient à tous les processus. C’est la fabrique du dix-neuvième siècle et la chaîne de montage qui a préféré l’efficacité des procédés linéaires et irréversibles. Ce choix, de plus en plus remis en question aujourd’hui, cède le pas à différentes approches qui tentent de comprendre comment construire un modèle économique où la linéarité de la production laisse place aux systèmes intégrés. Dans l’économie circulaire, déchets et ressources sont liés dans un processus systémique et non linéaire où les résidus d’un procédé deviennent des ressources pour le procédé suivant. Pour que ce processus puisse se réaliser, les divers procédés doivent être intégrés dans une vision d’ensemble ouvrant des possibilités de connexion inédites.

UNE NOUVELLE MENTALITÉ
Comment ces connexions inédites naissent-elles ? Il faut sans nul doute un substrat technologique capable de supporter des systèmes différents, mais il faut avant tout imaginer ces systèmes et ces technologies. Pour développer une nouvelle mentalité, nous devons toutefois nous interroger sur la façon dont notre cerveau fonctionne et réagit au système environnant. Un mot a fait son apparition dans les systèmes économiques occidentaux : rareté. Un mot nouveau qui « absorbe automatiquement nos capacités cognitives », en nous conduisant dans un tunnel où nous nous concentrons sur ce qui nous manque et non sur ce que nous avons, comme nous l’a expliqué Eldar Shafir. Comment sort-on de cette perception diffuse de rareté (de temps, d’argent, de valeur, de personnel, de connaissances…) ? Sachant que la rareté est toujours perçue en fonction du contexte. Et n’est jamais absolue. Que la rareté nous impose de veiller à la qualité et au niveau d’attention que nous sommes en mesure de prêter à nos choix et que, par exemple, quand nous percevons la rareté du temps, il vaut mieux laisser volontairement des trous dans nos agendas plutôt que de les remplir jusqu’à la dernière seconde avec une précision millimétrique.

LA VALEUR NAÎT DES PERSONNES ET DE LEURS RÉACTIONS
Dans ce contexte inédit, nous avons besoin d’agents qui proposent un changement. Nous nous sommes alors interrogés sur la façon dont naissent les nouvelles entreprises : comment des idées brillantes se traduisent–elles concrètement en activités industrielles et commerciales ? Nous avons ainsi découvert des choses intéressantes : par exemple que les personnes sont plus importantes que les idées, que les relations offrent plus de valeur que l’identité, que les parcours et les groupes interdisciplinaires sont la condition nécessaire à l’innovation et que le partage est une règle imposée par le marché.

En un mot, défendre ce qui se fait mais être toujours prêts à changer d’idée !

 
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