Nantes 

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la soirée des Change Makers

la soirée des Change Makers

 

« On clôture officiellement l’expo Wave ce soir. Ca a été un grand succès avec près de 5000 visiteurs. Et c’est formidable de pouvoir terminer avec les makers nantais, c’est un beau symbole de ces 6 jours. On est donc très heureux de vous accueillir à l’initiative des Artisans du Changement » 

C’est Frédérique Rabier-Aliome, directeur régional BNP Paribas Ouest qui est venue clôturer cette dernière session de Wave Nantes, avec François Badènés fondateur des Artisans du Changement et un des vétérans du très-très-très dynamique mouvement nantais des change makers :

« notre idée est de réunir ici dans le cadre de Wave, des change makers, ceux qui essaient de ré enchanter le monde voire de le changer, des clusters, des collectifs, qui travaillent en intelligence collective. Car nous souhaitons que tous puissent échanger, se parler, construire ensemble. C’est aussi l’idée de cette soirée. Le principe est simple: il y a ce soir 9 Change Makers, chacun aura 5 minutes et 5 slides pour pitcher »

On rembobine pour vous la soirée. Top chrono : 

 

Samuel Tiercelin,  La transition positive

«  Le jeu à la nantaise, c’est miser sur la jeunesse et le collectif. C’est ce qui fait que le FC Nantes a été 8 fois champion de France. Sur ce territoire il faut miser sur la jeunesse. Il faut s’inspirer de l’exemple de Totnes; cette ville du sud de l’Angleterre qui s’est transformée en inventant une nouvelle économie, une nouvelle vie collective, solidaire,  ils ont des jardins partagés, une monnaie unique. Les gens viennent du monde entier pour découvrir leurs bonnes pratiques. Pourquoi ne pas faire ce qui fonctionne dans cette ville à l’échelle de l’agglomération nantaise ? C’est ce que nous poussons avec notre collectif. Nous avons par exemple fait travailler des étudiants sur le projet de construction d’un bâtiment environnemental, le Delta Green, à côté du Zénith. Plutôt que de travailler dans leur coin les équipes de Delta ont a fait du collaboratif. On a mobilisé 110 étudiants, 23 groupes de travail sur 11 mois, avec les enseignants. Des élèves ingénieurs de l’IUT, de l’ICAM, de l’école du bois, de Polytech. Et des idées ont émergé. Ce groupe qui a travaillé sur près de 1800 projets de construction, nous a indiqué avoir appris beaucoup de choses. Les étudiants ont permis de voir différemment. Aujourd’hui on continue, on a beaucoup de projets collaboratifs, notamment autour de la Cop 21 » 

 

Julien Kostréche, Ouest Media Lab 

«  Le secteur des médias a été un des premiers à être disrupté. Tout le monde peut aujourd’hui produire des contenus, il y a une baisse des revenus publicitaires de la presse, l’arrivée de Google sur ces marchés. Nous on est arrivé dans ce contexte de crise, et on a décidé de monter un média lab. Aujourd’hui Ouest Media Lab c’est un cluster de 111 adhérents, des médias, print, audio-visuels, pure players, mais aussi des agences de com, de design, des grandes écoles. On essaie de faire évoluer les modèles. On organise des événements comme le Hyblab qui est un super hackhaton, on était plus de 100 sur le dernier, consacré au data. Et puis le Speed Training, c’est un partage d’expérience autour des outils numériques.Tout le monde peut venir se former sur une journée. On était 400 au dernier. Et les tutos sont ensuite mis en ligne » 

 

Alicia Penne, Oui Share

«  Oui Share c’est un accélérateur d’idées et de projets dédié à l’économie collaborative. C’est un collectif de 1800 membres actifs sur plusieurs pays et 80 connecteurs, des membres très, très actifs, qui participent. On a organisé plus de 250 événements en France depuis 2012. On est un Do Tank. On crée des actions, comme le Oui Share Fest qui a réunit la dernière fois 3500 participants. On a le Oui Share Magazine, et le Sharitories qui est une boite à outil pour les responsables des territoires, afin de mettre en place des actions participatives chez eux ». Oui Share c’est de la formation, des Mooc sur l’économie collaborative »   

 

Les Ecossolies 

«  On est un pôle de coopération et d’innovation dans le domaine de l’économie sociale et solidaire. On existe depuis 10 ans, on a 300 adhérents et un budget annuel de 1 million d’euros. On a un labo, des ateliers, on est au Solilab avec 90 structures. Un lieu ouvert, avec des manifestations privées et grand public. On a organisé une grande braderie, la braderie des Ecossolies, 17000 personnes sont passées.  L’ESS c’est 12% de l’emploi privé dans l’agglo nantaise et plus de 600 acteurs. Nantes, par sa tradition de ville ouvrière, s’est développée très tôt dans l’économie sociale et solidaire, on continue aujourd’hui »

 

Philippe Oleron , les DRO, Dirigeants Responsables de l’Ouest 

« Avec DRO, nous voulons mettre la RSE - la responsabilité sociale de l’entreprise- au coeur de la stratégie de l’entreprise. On représente aujourd’hui 73 membres dirigeants dans l’Ouest, mais on a aussi avec nous des écoles, des associations. On veut faire partager notre expérience de la RSE et devenir l’association de référence sur le sujet. On a travaillé par exemple avec la Banque de France à Nantes pour leur montrer que les entreprises engagées dans la RSE sont plus performantes que les autres. La BCE s’est aussi emparée du sujet. Et à terme ça voudra dire plus de budgets, plus d’aides, plus de facilités pour nos projets de RSE. On aide les entreprises à réellement mettre en oeuvre leurs projets de RSE, et on travaillé sur des sujets très différents comme par exemple l’implantation de ruches dans les vergers pour sauver nos abeilles, ou la réalisation d’un pont dont le nettoyage se fait d’une façon durable, sans produit chimique » 

 

Olivier Ryckewaert, Design’In 

«  Nous sommes une plateforme régionale d’innovation, qui dépend de la Région Pays de la Loire et qui cherche à valoriser et développer auprès des entreprises les métiers du design. On prépare aussi les acteurs publics à travailler avec des designers, on essaie que les investissements des acteurs locaux privés et publics aillent un peu plus dans le design. C’est un vrai levier de développement, social et économique. On essaie de toucher un maximum d’entrepreneurs. Et on fait aussi pas mal de choses avec les étudiants, et on était présents à la Digital Week on a fait des démos de réalité virtuelle »

 

Lionel Pouget, Samoa 

«  La Samoa est un aménageur, mais nous avons aussi depuis 2010 un nouveau métier, celui d’animateur du cluster des industries culturelles à Nantes. La stratégie de la métropole a été de passer d’une industrie de la construction navale aux industries créatives et culturelles. On crée des pépinières créatives partout sur l’île de Nantes, où on regroupe des entreprises, des associations, des écoles issues de ces secteurs. Avec des loyers attractifs. On est à 150 euros le m2 par an dans nos pépinières. On coproduit aussi une cinquantaine d’événements. On est en train de réhabiliter la Halle Alsthom, on va y faire venir notamment la Cantine Numérique et nous prévoyons 6000 m2 pour les entreprises. Nous participons à la révolution de la métropole. Comme disait André Breton : Nantes peut-être la seule ville de France avec Paris, où j’ai l’impression que peut m’arriver quelque chose… »   

 

Adrien Poggetti, la Cantine Numérique, Atlantic 2.0 

«  Atlantic 2.0 c’est un cluster qui regroupe plus de 270 entreprises digitales. On veut diffuser l’esprit start-up et faire rayonner notre filière en France et à l’international. On a 3 métiers. La Cantine numérique qui sur 500 m2 organise 150 événements par an et propose des espaces de co-working. 30 personnes, des porteurs de projets, des free lance, viennent y travailler chaque jour. On organise aussi le Web Day. On a fait 2600 inscrits et 7000 visiteurs pour le dernier. Et on fait aussi de la formation dans les écoles et auprès des startupers. Nos chiffres : nos entreprises représentent 5500 emplois, 400 nouveaux chaque année, il y a 15 000 passages à la Cantine par an, et nos financements sont à 60% privé et 40% public"  

 

François Badènés, les artisans du changement 

« Toutes les statistiques montrent que les gens se sentent désengagés des entreprises. On traverse une crise morale et économique. Mais une crise qui dure depuis 35 ans, ce n’est plus une crise, c’est un changement de cycle. Les entreprises doivent donc s’adapter, innover socialement et innover en management. On doit remettre l’humain au coeur du changement. C’est ce que nous essayons d’apporter avec notre collectif des artisans du changement. On apporte des vitamines mentales, on essaie de transmettre un start-up spirit, de l’enthousiasme, et surtout le plaisir de travailler ensemble" 

 

 

 

 

Pierre Boucaud
 
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