Toulouse 

Un projet imaginé et produit par BNP Paribas

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Adrien Mondot, le jongleur codeur.

Adrien Mondot, le jongleur codeur.

Adrien Mondot est jongleur et codeur. Avec sa compagnie Adrien M/ Claire B, il invente et produit des chorégraphies qui mixent danseurs IRL et images digitales.  Entre 2 tours de jonglage et démo logicielle, Adrien a accepté de présenter son travail, sa démarche, pour le public de #WaveToulouse. Créateur de numérique vivant. Le making off.

 

 

«  Mon travail c’est de raconter des histoires, et de permettre à des danseurs de jongler, de jouer avec des images numériques. Grâce à  cette surcouche numérique, on peut aller explorer un nouvel espace imaginaire. Et on fait ça sur une scène. C’est un numérique vivant pour du spectacle vivant. On donne au medium numérique la force d’une présence sur scène.  On veut partager avec les spectateurs, avec la salle. Sinon on ferait du cinéma. Ce n’est pas la même chose.

Tout est en temps réel. Il n’y a pas de temps de calcul, rien de rajouté en post prod. Pour ça j’ai développé E-Motion, un logiciel qui permet de faire ça. Ce sont des dizaines et des dizaines de lignes de code. Ca fait dix ans qu’on le développe. On n’a pas souhaité le mettre en open source parce que j’ai du mal à faire la différence entre l’outil et l’œuvre. Et on n’a pas envie qu’il tombe par exemple dans les mains d’une marque qui en ferait quelque chose qui ne nous plairait pas. Mais on s’est posé la question. Et de toute façon désormais on est associé avec Anome une société spécialisée dans le développement pour les arts vivants. Ils ont crée Millumin, la Beta sort aujourd’hui.

 

 

 

Ca devenait trop complexe pour moi, et puis c’est plus facile pour les régisseurs qui utilisent le soft pendant les représentations. Et je vais pouvoir désormais me concentrer sur la création et le spectacle lui-même. Je serai aussi régisseur. Je veux moi aussi jongler avec mes images. Mais bien connaître la techno, savoir coder c’est important. Ca évite de faire n’importe quoi avec les images, comme on le voit trop souvent. Nous on essaie de faire des choses simples. On s’inspire de la nature. Comme regarder une feuille tomber. On peut faire la même chose avec un mot. Et on pourra aussi faire tomber un mot. On va créer une sémantique. Il y a un espace poétique à aller chercher derrière. On va faire tomber l’espérance comme une feuille morte ? Les choses simples sont les plus belles. Je veux faire ressentir de l’émotion à un pixel. Lui faire peur » 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pierre Boucaud
 
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