Wave dans le monde 

Un projet imaginé et produit par BNP Paribas

Le mouvement des makers

Le mouvement des makers vu par les étudiants des Gobelins, l’École de l’Image.

Être un maker, c’est un état d’esprit. Les makers partent de l’idée que n’importe qui peut innover et changer le monde. Pour un maker, il n’est pas nécessaire d’être un expert ou un professionnel pour faire évoluer les choses. Chacun peut apporter des idées neuves, bricoler, expérimenter, et faire que les choses qui l’entourent répondent mieux à ses attentes.

Dans les ateliers, dans les garages, il y a toujours eu des bricoleurs et des amateurs passionnés  – ou simplement occupés à réparer leur maison, leur voiture ou leur bicyclette. Mais depuis l’avènement de la microélectronique, des logiciels complexes et des matériaux de pointe, la plupart des gens ont perdu tout contact avec le produit. Les appareils que nous utilisons ressemblent désormais à des boîtes noires : inaccessibles à Monsieur Tout-le-Monde, et tellement complexes que nous sommes relégués au rang de simples consommateurs de solutions toutes faites, incapables de modifier ou de réparer nos appareils.

Le mouvement des makers reprend le contrôle sur la technologie, en surfant notamment sur la vague des technologies moins onéreuses, plus ouvertes et beaucoup plus accessibles. Imprimantes 3D, machines de découpe laser mais aussi forums en ligne pour échanger des idées, accéder aux modes d’emploi et partager des expériences : autant d’éléments qui sont désormais à la portée des amateurs.

Dans le monde entier, des fablabs, des ateliers et des forums en ligne permettent à des milliers de personnes de découvrir qu’il est possible de transformer une idée en un produit concret et utile – sans pour autant être ingénieur. Des centaines de milliers de personnes fréquentent les "maker faires" pour exposer leurs propres projets, en découvrir d’autres, et profiter de l’expérience d’autrui. Certains inventent des robots, des drones ou des voitures ; d’autres créent des vêtements, fabriquent des jouets, des instruments de musique, etc.

La création se démocratise

Le mouvement des makers ouvre de nouveaux horizons à l’ingéniosité. Il ne fait aucun doute que les prochaines années seront riches en inventions et produits très utiles conçus par des amateurs et des passionnés capables d’imaginer des solutions qui ont échappé aux experts et aux sociétés commerciales.

À l’ère industrielle, il fallait un laboratoire pour concevoir un produit et une usine pour le produire, il fallait donc de l’argent pour entreprendre. Aujourd’hui, une bonne idée, un ordinateur portable et une connexion internet suffisent pour lancer un projet à l’échelle planétaire. Les obstacles sont moins nombreux et l’aide disponible beaucoup plus abondante. En ligne, il est possible de trouver des gens à même d’améliorer une idée ou de résoudre certains problèmes techniques. Sur son ordinateur, chacun peut disposer de logiciels d’études et de conception bon marché et faciles à utiliser. On peut aussi se rendre dans un fab lab local pour fabriquer un prototype et « imprimer » une invention à l’aide d’une machine de découpe laser ou d’une imprimante 3D.

Pour réunir les fonds qui permettent de lancer la commercialisation d’un produit,  il est également possible de faire appel au financement participatif (« crowdfunding »). Il suffit de réaliser un descriptif convaincant et une vidéo de démonstration puis de les publier sur un site web de financement participatif, qui permet aux personnes séduites par une idée de s’engager à acheter le produit une fois disponible, ou de contribuer financièrement à son développement.

Si l’invention a du succès et qu’il faut se lancer dans la production à grande échelle, plus besoin de posséder d’usine : sur le web, il est facile d’en trouver une qui se chargera de fabriquer le produit en question. Internet peut également servir à faire la publicité des produits à l’échelle mondiale et à les vendre en ligne.  Une autre solution consiste à s’associer avec de gros détaillants qui vendent désormais des produits créés par des concepteurs.

Une approche qui a de l’avenir

Il ne s’agit pas de tout faire soi-même, ni de tous se lancer dans le commerce international. Il est évident que créer des solutions et des produits  novateurs exige beaucoup d’efforts et d’ingéniosité ! Ce qui importe, c’est la possibilité qui est désormais donnée à chacun d’avoir accès à des outils abordables et à des communautés d’entraide qui permettent de créer à peu près n’importe quoi, pour autant qu’on le veuille. Tel est l’état d’esprit des makers.

Dans un futur où des machines intelligentes vont petit à petit nous décharger de nos tâches, et où les services et l’information vont être produits et diffusés à l’échelle mondiale, les choses vont rapidement évoluer et il deviendra difficile de gagner sa vie sans sortir de la routine. Au contraire, notre travail va consister à « penser créatif », à trouver de nouveaux moyens de résoudre les problèmes et de relever les défis. Nous devons tous nous voir comme des makers : capables de nous impliquer et de contribuer à la création du monde qui nous entoure.

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